Hébron – Chez Manar & Halimah

Lorsque que vous rencontrerez Manar et Halima pour la première fois, dans le village de Bani Na’im, au sud d’Hébron, vous aurez l’impression que ce sont deux femmes ordinaires. Manar est une ingénieure de 34 ans et mère de deux enfants, Rita et Raad. Halima est une femme de 51 ans qui n’a jamais eu la chance de faire des études supérieures ou de se marier. Le fossé entre les deux ne saurait être plus grand mais plus vous apprendrez à connaître Manar et Halima et plus vous comprendrez qu’elles sont toutes deux des femmes fascinantes qui se complètent l’une l’autre et faisant montre d’un courage, d’une force et d’un amour exemplaires.

Tout a commencé lorsque le mari de Manar, qui est aussi le frère d’Halima, est décédé d’une crise cardiaque en 2010. Manar menait alors une vie parfaite : elle était mariée à un mari aimant, avait deux enfants adorables et travaillait en tant qu’ingénieure agronome. Mais après le décès de son mari, Manar a compris que sa vie devrait désormais être différente afin de garantir l’avenir de ses enfants. Pendant ce temps, Halima qui vivait avec son frère et

sa famille savait qu’elle devait prouver qu’elle aussi était capable de sauver le foyer. Halima a donc pris en charge la responsabilité du foyer et des enfants pendant que Manar recherchait un meilleur emploi afin de s’assurer que sa famille profite du même confort de vie qu’avant. « Je blague beaucoup avec Halima parce que d’un coup, je suis devenue l’homme de la famille, » raconte Manar. Manar et Halima ont pu identifier chacune de leurs forces et allier leurs efforts pour survivre dans une société qui voit les femmes comme étant faibles, dépendantes et incapables de survivre par elles-mêmes.

Quand Manar a entendu parler du programme d’hébergement en famille, elle savait qu’Halima ne dirait pas non et au contraire, elle a immédiatement accepté mais à la seule condition qu’elles n’hébergeraient que des femmes. « Nous vivons dans une société traditionnelle et nous sommes deux femmes indépendantes qui vivent seules. Nous devons respecter nos traditions, » confie-t-elle. Manar a commencé le réaménagement du rez-de-chaussée pour le transformer en une suite spacieuse de quatre chambres avec une grande salle de bains.

Manar et Halima n’ont pas seulement rejoint le programme pour l’aspect financier mais aussi pour rencontrer de nouvelles personnes et se faire de nouveaux amis venus du monde entier. Manar a commencé les cours de langues pour pouvoir communiquer de manière efficace avec ses invités et Halima a suivi plusieurs ateliers, notamment un cours de budgétisation. « Je n’ai jamais eu l’opportunité de faire des études supérieures mais j’ai l’impression qu’à la fois j’apprends énormément et que j’aide Manar, » dit-elle.

Les deux femmes estiment que leur maison à trois étages est la maison parfaite pour accueillir les randonneurs car elle est facile à trouver. De plus, la suite est séparée des autres étages où la famille réside ce qui lui donne son intimité, sa tranquillité et elle est parfaite pour les échanges avec les étudiants. Mais plus important encore, si cette maison est parfaite c’est grâce aux délicieux repas d’Halima. Manar et Halima ont reçu des invitées à plusieurs reprises, dont une étudiante en Master et quatre jeunes femmes qui travaillent à Hébron. Ce fut pour elles une expérience formidable et enrichissante et elles sont impatientes de recevoir d’autres invitées.

De nombreuses connaissances de Manar et d’Halima ont exprimé leur objection au début de leur projet mais elles ont décidé de faire tout ce qui était en leur pouvoir pour qu’il réussisse et prouver ainsi que les femmes sont capables.

Information

  •  Hebron
  •  Bani Naim

séjour chez l’habitant

  • 1 pièce
  • 6 invités
  • 4 des lits
  • 2 canapés-lits

Repas traiteur, service de ramassage, wifi

30 USD; nuitée avec souper et petit déjeuner

ACCOMMODATION

Meet the people who host travelers on the Masar Ibrahim

GUIDES

Get to know the guides of the Masar Ibrahim

WOMEN’S ASSOCIATIONS

Learn more about community initiatives along the Masar Ibrahim