Jéricho – Coopérative de femmes du camp de réfugiés d’Aqbat Jaber

Intisar Akras vous accueille chaleureusement à votre arrivée aux portes de la Coopérative de femmes dans le Camp de Réfugiés d’Aqbat Jaber. Elle est la coordinatrice et est bientôt suivie de près par d’autres femmes de la coopérative. Dehors dans la cour, vous verrez une impressionnante « Mud House » (maison de terre cuite), un gîte construit avec les techniques traditionnelle et à partir de matériaux locaux. La « Mud House » est un hébergement géré par la coopérative. Les randonneurs du Sentier d’Abraham (Masar Ibrahim al Khalil) en sont les invités fréquents, tout comme d’autres qui voyagent jusqu’à Jéricho pour y découvrir le bien connu climat tempéré de la région de la Mer Morte, son histoire et sa production fruitière abondante (les bananes sont la spécialité !)

Non loin de la coopérative, se trouve la maison de Jameela Nababteh. Derrière sa maison, elle garde sa ruche sous un grand arbre qui fait de l’ombre et abrite ainsi les abeilles du soleil intense de l’été. Jameela et ses filles sont un exemple de ces nombreuses familles à Aqbat Jaber qui ont des abeilles et produisent du miel pour avoir une source de revenus complémentaire. Jameela a appris l’art de l’apiculture de son père lorsqu’elle était enfant et sa fille et elle ont perpétué cette tradition familiale quand elles ont commencé ce projet spécifique comme moyen de gagner un peu d’argent, nécessaire pour que sa fille puisse étudier à l’université.

Le miel est riche, de couleur ambrée et coule lentement de la louche pendant que Jameela remplit les bocaux pour les visiteurs afin  qu’ils puissent en acheter et en ramener chez eux. Le miel est fait à partir du nectar de l’arbre Ziziphus spina-christi, un arbre ancien, très particulier, qui pousse seulement dans la région de Jéricho. Le miel issu du nectar de cet arbre a des propriétés cicatrisantes et est utilisé pour traiter de nombreuses maladies. Il peut par exemple être mixé avec de la cire d’abeilles pour faire une crème, idéale pour soigner les brûlures. Vous pouvez percevoir la fierté apparaître sur le visage et le sourire de Jameela lorsqu’elle vous tend le bocal plein mais aussi de l’espoir dans les yeux de sa fille.

Tout agriculteur et producteur dépend du beau temps et des conditions météorologiques favorables. Un petit producteur indépendant peut être plus affecté par les brusques changements de temps et les tempêtes. Les vents violents de la dernière pluie torrentielle ont cassé les grandes branches de l’arbre qui faisait de l’ombre aux ruches et ont détruit quelques ruches en tombant à terre. Le petit producteur aux ressources limitées est bien évidemment plus vulnérable face au changement climatique.

L’écrivain américain Henry David Thoreau a dit : « L’apiculture, c’est comme l’orientation des rayons du soleil ». Jameela va faire dévier les rayons du soleil et compter sur la force de sa colonie d’abeilles, sa propre détermination, son dur labeur et sur la vente de miel aux randonneurs du Sentier d’Abraham (Masar Ibrahim al Khalil)  et aux voyageurs à Aqbat Jaber pour faire de ses rêves et de ceux de sa fille une réalité.

Information

Aqbat Jaber Refugee Camp, la région de jéricho

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